Rapport annuel 2015 du REMI

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Fort de ses 28 membres répartis aujourd’hui dans une dizaine de régions administratives au Québec, le RÉMI rassemble depuis 2000 la plupart des grands événements culturels, sportifs et de divertissement au Québec.

En son sein, ses membres se concertent et échangent sur des problématiques qui les concernent afin de faire croître leur industrie et multiplier les retombées sociales, touristiques, culturelles et économiques qui découlent de leurs activités.

La naissance et le développement du Regroupement sont étroitement liés à la personnalité du Québec sur l’échiquier touristique mondial.


Fin du Festival western de St-Tite et de la saison des événements : des « géants aux pieds d'argile » pourraient disparaître

Sans une intervention structurante de Québec et d’Ottawa, la situation financière des événements majeurs internationaux va continuer de se détériorer, ce qui pourrait entrainer la disparition de certains de ces « géants aux pieds d’argile » à court ou moyen terme, prévient le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy, au terme de la saison qui prend fin aujourd’hui avec la clôture du Festival western de St-Tite.

Pour le RÉMI, les prochains mois seront cruciaux. À Québec, le résultat de la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme sera connu à la fin octobre. Après deux années d’application d’une forme de moratoire au Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, de même que d’une diminution de son enveloppe d’environ 15 %, le RÉMI espère vivement que la ministre Dominique Vien placera le « produit touristique » — dont font partie inhérente les événements — au cœur de ses décisions. Le RÉMI souhaite entre autres que la stratégie de mise en valeur du tourisme culturel et événementiel soit assortie de fonds et que les événements performants soient mieux soutenus à même les fonds existants. Rappelons que le Plan de développement de l’industrie touristique, à la base de la révision en cours, prévoyait 17,5 millions $ par année pour les festivals et événements, alors qu’à peine 14 millions $ seront au rendez-vous en 2015-2016.

À Ottawa, les élections fédérales offrent l’occasion de parler de tourisme et de réclamer un vaste plan — qui inclurait la mise en place d’un programme dédié aux événements — ayant pour objectif de ramener le Canada au top 10 des destinations internationales, lui qui a chuté de la 8e à la 18e place durant la dernière décennie.

« En quelques années à peine, le financement public des événements majeurs internationaux est passé de 24 % à 16 % du montage financier, ce qui ne s’est pas fait pas sans heurts », a déploré M. Roy. « La popularité croissante des grands événements peut laisser croire que tout va bien, mais il n’en est rien. En 2013, les membres du RÉMI ont enregistré un déficit moyen de 1,1 %. De nouvelles données montrent qu’ils sont restés dans le rouge en 2014 (0,3 % de déficit moyen) et qu’ils pourraient s’y trouver une fois de plus cette année. Cette précarité, cette fragilité de l’industrie pourrait faire en sorte qu’un événement comme Divers/Cité, qui a fait faillite cette année après plus de 20 ans de succès, soit malheureusement le premier d’une liste », a-t-il prévenu, en ajoutant que le Carnaval de Québec, dont le déficit a défrayé les manchettes, n’est pas le seul en situation critique.

Pour ajouter aux difficultés, en juillet, en pleine saison et alors que des événements étaient même terminés, le RÉMI apprenait que des compressions à la SODEC de 6 à 12 % affecteraient prochainement plusieurs de ses membres.

En février dernier, fort d’une étude de KPMG qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage en tourisme, le RÉMI offrait sa collaboration, afin de relancer le tourisme et créer plus de richesse. Des nouvelles voies de financement étaient proposées aux gouvernements.

Cette même étude évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. À eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré cette année-là 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.


Le RÉMI demande à la ministre du tourisme d'agir pendant que les événements séduiront les touristes cet été

Ils invitent les Québécois à fêter et la ministre à agir : les dirigeants des 28 événements majeurs internationaux réunis sous la bannière du RÉMI ont donné ce midi le coup d’envoi à la saison qui s’étale du Festival Go Vélo Montréal au Festival Western St-Tite en lançant un appel à la ministre du Tourisme, afin que sa « révision du modèle d’affaire et de gouvernance en tourisme » puisse porter fruit dans les meilleurs délais possibles, et ce, en dépit des pressions exercées par certains tenants du statu quo.

Rappelant qu’il soutient la démarche initiée par la ministre l’an dernier, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) considère que la ministre a aujourd’hui en main tous les éléments nécessaires afin de donner, avec lui et l’industrie touristique en général, un nouvel élan au tourisme, créer de l’emploi et relancer de l’économie.

En février, le RÉMI rendait lui-même publique une étude réalisée par KPMG sur le potentiel touristique et économique des événements majeurs internationaux qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage dans l’industrie touristique et ses événements majeurs internationaux.

Depuis, la ministre du Tourisme, Mme Dominique Vien, a été très active et a mis de l’avant une série d’orientations. Dans « Faire du tourisme une industrie performante, innovante et axée sur le développement économique », elle a annoncé la mise en place de groupes de travail dont un qui, tout comme l’étude du RÉMI, cherche de nouvelles voies de financement pour le produit touristique, afin qu’il soit encore plus attrayant pour les touristes hors Québec et plus compétitif sur la scène internationale. En ce moment, le déficit touristique est effarant, à 3 milliards $ par année au Québec, et le Canada est l’un des seuls pays au monde à avoir enregistré une baisse — en nombres absolus — de touristes sur la dernière décennie.

Parmi les hypothèses qui circulent actuellement, certaines concernent l’élargissement de la taxe d’hébergement aux Airbnb de ce monde, mais aussi l’harmonisation du taux de cette même taxe qui, dans ses multiples variantes au Québec, ne rend pas la tâche facile aux voyagistes, par exemple, pas plus qu’aux touristes étrangers eux-mêmes. Selon le RÉMI, l’harmonisation du taux de la taxe d’hébergement à 3,5 % ou à 4 % partout sur le territoire génèrerait des sommes considérables qui pourraient servir à mieux soutenir le produit et le marketing.

Le RÉMI considère que, en général, les ATR pourraient faire davantage afin de soutenir le produit touristique dans leur région, tout en saluant les efforts de Tourisme Montréal et, dans une autre mesure, ceux de l’Office du tourisme de Québec. Des événements régionaux phares doivent pour l’instant se passer de l’aide de leur ATR et, pourtant, ce sont les premiers à remplir les hôtels, à générer le fruit de la taxe d’hébergement, sans pour autant en bénéficier d’aucune façon. Il faut, toujours selon le Regroupement, corriger ce « vice historique » dans le modèle d’affaires. D’autres hypothèses intéressantes sont sur la table, qu’il s’agisse, entre autres, de celles touchant au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV).

La ministre a déjà annoncé que, dans le cadre des travaux en cours, elle reverrait également le Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques avec les partenaires. Le Regroupement reçoit favorablement cette idée, surtout si l’exercice permet de reconnaître à leur juste valeur les événements qui performent sur le plan touristique et économique et qui reçoivent, depuis trop longtemps, le maximum prévu au Programme ou, encore, qui ne voient pas leur aide ajustée parce que le Programme soutient actuellement un trop grand nombre d’événements ou qu’il ne dispose pas des sommes requises.

Pour la deuxième année consécutive, dans l’attente des résultats de la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme, de même que de la révision du Programme, les événements ont vu leur aide être maintenue au même niveau, même s’ils ont enregistré des progressions parfois spectaculaires. Pour le RÉMI, il s’agit d’une forme de moratoire qui ne tient compte d’aucune exception, qui freine le développement de l’industrie et qui, par conséquent, ne saurait être prolongé au-delà de 2015, d’où l’urgence d’agir.

« Le RÉMI soutient la ministre du Tourisme : le statu quo n’est pas une option. Il ne faudrait pas que la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme débouche sur de simples “mesurettes”. Après tout le travail mené, les constats sont clairs, les remèdes existent. Il ne faut pas que la montagne accouche d’une souris », a prévenu la présidente du conseil d’administration, Mme Louise Beaudoin.

Pour le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy, « les événements majeurs internationaux vivent actuellement dans l’espoir qu’on saura bientôt répondre à leurs préoccupations, tout en leur permettant de donner un nouvel élan au tourisme, créer de l’emploi et relancer l’économie et ce, en faisant preuve d’imagination et de détermination. Il faut savoir saisir l’occasion! »

En février, l’étude de KPMG mettait à jour quelques données importantes, à savoir que les subventions gouvernementales ne représentaient plus que 16 % des sources de revenus, 84 % étant privées et autonomes. Elle établissait que les bénéfices d’exploitation des membres du RÉMI ont diminué depuis 2011 jusqu’à devenir négatifs en 2013, avec un déficit moyen de 1,1 % des revenus. Elle évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. En 2013, à eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.


Une étude de KPMG sur le potentiel touristique et économique des événements majeurs internationaux

Les plus grands événements du Québec offrent d’être partenaires des gouvernements pour donner un nouvel élan au tourisme, relancer l’économie et créer de la richesse

Les dirigeants de 28 des plus grands événements et festivals d’ici, réunis sous la bannière du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), proposent aux gouvernements du Québec et du Canada d’adopter différentes nouvelles mesures afin de permettre un meilleur financement de leur industrie, son développement et un nouvel essor pour le tourisme en général, ce qui aurait pour conséquence de créer de la richesse et de faire rentrer plus d’argent dans les coffres de l’État.

Dans la foulée et à quelques semaines de la présentation des budgets, ils rendent publics les faits saillants d’une étude de KPMG réalisée au cours des derniers mois et intitulée « Développer le plein potentiel touristique et économique des événements majeurs internationaux : un levier essentiel à la création de richesse ». Il s’agit d’un document qu’ils veulent mettre au centre de leurs discussions avec la ministre du Tourisme, Mme Dominique Vien, au moment où elle dirige une révision de la gouvernance et du modèle d’affaires dans l’industrie.

Nouvelles avenues de financement
Afin que les événements majeurs internationaux soient mieux soutenus et leur permettre d’accroître le nombre de touristes internationaux, KPMG a fait une recension de nouvelles avenues de financement potentielles qui deviennent une intéressante plateforme pour le RÉMI, à quelques semaines de la présentation des budgets, à Ottawa et à Québec. Il est permis de croire que l’adoption de certaines de ces mesures permettrait de maximiser l’effet de levier des fonds publics et augmenterait les revenus autonomes et le financement privé.

Parmi ces mesures, le RÉMI mise d’abord et avant tout sur l’uniformisation de la taxe d’hébergement par le gouvernement du Québec et, surtout, sur une redistribution plus équitable de ses fruits, qui doivent impérativement soutenir le développement du produit touristique. Les dirigeants plaident aussi en faveur du maintien d’un volet soutenant l’innovation. Ils proposent des mesures d’appariement, liés à la croissance et à la performance, ou encore aux revenus autonomes. Ils souhaitent l’instauration d’un seuil minimum pour les commandites des sociétés d’État. Ils suggèrent également une contribution pour les voyageurs internationaux, pour développer l’offre touristique québécoise et réduire le déficit touristique, par exemple à partir de l’existant Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages. L’instauration de mécanismes de contributions locales, de même que la mise en place d’un crédit d’impôt remboursable complètent la liste des voies possibles de financement à explorer avec le gouvernement du Québec.

À Ottawa, le RÉMI demande la mise en place d’un programme dédié au développement de produit, qui n’existe plus depuis la fin du Programme de manifestations touristiques de renom. L’association suggère la mise en place d’un crédit d’impôt remboursable pour les événements et un autre pour les producteurs de spectacle, comme il en existe un au Québec. Évidemment, le gouvernement fédéral pourrait, avec l’industrie touristique, réfléchir à la contribution de voyageurs internationaux, alors que le déficit touristique du pays atteint des sommets, à 18 milliards $ en 2013.

L’étude, en résumé
L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants « moteurs » d’attraction touristique et de retombées économiques.

Le document établit aussi qu’avec plus de moyens, les événements majeurs seraient en mesure de poursuivre leur croissance, de mieux affronter la concurrence internationale, de bonifier leur produit et l’expérience des festivaliers. L’étude de KPMG met à jour quelques données importantes, à savoir que les subventions gouvernementales ne représentaient plus que 16 % des sources de revenus, 84 % étant privées et autonomes. Elle établit que les bénéfices d’exploitation des membres du RÉMI ont diminué depuis 2011 jusqu’à devenir négatifs en 2013, avec un déficit moyen de 1,1 % des revenus. Elle évalue que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. L’an dernier, à eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.

« C’est donc un partenariat gagnant sur toute la ligne qu’on veut relancer et amener à un niveau supérieur, a fait valoir la présidente du conseil d’administration du Regroupement, Mme Louise Beaudoin. Pour le gouvernement, qui encaissera toujours des revenus plus grands que ses subventions; pour l’économie en général, puisque les hôteliers et entreprises de tous types bénéficieront de la manne; pour les événements eux-mêmes qui auront des retombées multiples et se développeront et, enfin, pour les Québécoises et Québécois qui auront accès à un “produit” amélioré, tout en bénéficiant indirectement de l’argent laissé par les touristes », a-t-elle ajouté.

« L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants “moteurs” d’attraction touristique et de retombées économiques », a pour sa part déclaré le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy. « Elle nous dit surtout que le Québec et le Canada ne peuvent se permettre de ne pas investir davantage dans l’industrie touristique et ses événements majeurs internationaux », a-t-il rappelé.

L’étude repose sur des données fournies par les membres du RÉMI (27 sur 28) de même que par huit des 11 membres hors Québec que compte Festivals et Événements Majeurs Canada (FEEM), une association pancanadienne qui travaille de concert avec le RÉMI. Cette participation de FEEM permet de dire que, généralement, les données québécoises et canadiennes se rejoignent, même si à certains égards on observe des différences intéressantes. Pour la directrice générale de l’organisation, Mme Andrea Witmer, « cette importante étude est arrivée à point nommé. Elle a permis à l’industrie de travailler ensemble et lui donne aujourd’hui l’occasion de présenter de nouvelles données convaincantes à ses interlocuteurs, au gouvernement fédéral. »


Faits saillants du rapport KPMG sur les évènements majeurs internationaux

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L’étude, en résumé
L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants « moteurs » d’attraction touristique et de retombées économiques.

Le document établit aussi qu’avec plus de moyens, les événements majeurs seraient en mesure de poursuivre leur croissance, de mieux affronter la concurrence internationale, de bonifier leur produit et l’expérience des festivaliers. L’étude de KPMG met à jour quelques données importantes, à savoir que les subventions gouvernementales ne représentaient plus que 16 % des sources de revenus, 84 % étant privées et autonomes. Elle établit que les bénéfices d’exploitation des membres du RÉMI ont diminué depuis 2011 jusqu’à devenir négatifs en 2013, avec un déficit moyen de 1,1 % des revenus. Elle évalue que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. L’an dernier, à eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.

« C’est donc un partenariat gagnant sur toute la ligne qu’on veut relancer et amener à un niveau supérieur, a fait valoir la présidente du conseil d’administration du Regroupement, Mme Louise Beaudoin. Pour le gouvernement, qui encaissera toujours des revenus plus grands que ses subventions; pour l’économie en général, puisque les hôteliers et entreprises de tous types bénéficieront de la manne; pour les événements eux-mêmes qui auront des retombées multiples et se développeront et, enfin, pour les Québécoises et Québécois qui auront accès à un “produit” amélioré, tout en bénéficiant indirectement de l’argent laissé par les touristes », a-t-elle ajouté.

« L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants “moteurs” d’attraction touristique et de retombées économiques », a pour sa part déclaré le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy. « Elle nous dit surtout que le Québec et le Canada ne peuvent se permettre de ne pas investir davantage dans l’industrie touristique et ses événements majeurs internationaux », a-t-il rappelé.

L’étude repose sur des données fournies par les membres du RÉMI (27 sur 28) de même que par huit des 11 membres hors Québec que compte Festivals et Événements Majeurs Canada (FEEM), une association pancanadienne qui travaille de concert avec le RÉMI. Cette participation de FEEM permet de dire que, généralement, les données québécoises et canadiennes se rejoignent, même si à certains égards on observe des différences intéressantes. Pour la directrice générale de l’organisation, Mme Andrea Witmer, « cette importante étude est arrivée à point nommé. Elle a permis à l’industrie de travailler ensemble et lui donne aujourd’hui l’occasion de présenter de nouvelles données convaincantes à ses interlocuteurs, au gouvernement fédéral. »