Au terme d’une saison marquée par le beau temps et la participation massive de festivaliers d’ici et d’ailleurs, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) attend de Québec et d’Ottawa l’adoption prochaine de mesures pour accompagner la croissance de l’industrie événementielle, ce qui aura pour effet d’engendrer encore plus de retombées fiscales, économiques et touristiques. En somme, le RÉMI espère un meilleur soutien gouvernemental pour pérenniser les succès et développer ces moteurs économiques.

À Québec, le RÉMI compte beaucoup sur les travaux du Comité sur le développement des festivals et événements touristiques, afin d’obtenir un programme gouvernemental mieux adapté et de nouveaux outils de financement. Ce comité doit produire un rapport d’ici un mois, à la demande de la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet. Par ailleurs, dans un mémoire soumis à l’occasion du renouvellement de la politique culturelle du Québec, le RÉMI a formulé neuf recommandations au ministre de la Culture et des Communications, M. Luc Fortin, parmi lesquelles il y a l’octroi d’une forme de reconnaissance à travers le titre de « Grand festival national ». À Ottawa, le RÉMI attend aussi une révision des programmes à Patrimoine canadien, une stratégie d’exportation culturelle qui s’appuierait entre autres sur les festivals et événements, de même qu’un nouveau programme dédié spécifiquement à l’industrie événementielle. Des rencontres avec la ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly, et la ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, Mme Bardish Chagger, ont eu lieu au cours des derniers mois.

Encore cet été, des événements majeurs internationaux ont fracassé des records. C’est le cas de Montréal Complètement Cirque, de la Virée classique OSM Couche-Tard et du FestiVoix de Trois-Rivières, entre autres. OSHEAGA a été présenté à guichets fermés pour la cinquième année consécutive. À plusieurs reprises durant la semaine, Fierté Montréal a rempli au maximum de sa capacité le parc Émilie-Gamelin. C’est sans parler du Festival d’été de Québec qui a dû fermer les guichets durant quelques jours et de l’Amnesia Rockfest, à Montebello, qui a aussi affiché complet. Ces résultats cachent une autre réalité présente au sein du RÉMI : financement public moins présent, déficits nombreux et difficulté de renouvellement. Ceci, au moment où les membres veulent adopter des stratégies de croissance qui suivent la demande et contrecarreraient l’effet de la compétition internationale.

« Nous le constatons année après année : la popularité des événements majeurs internationaux ne se dément pas, ce qui témoigne de l’engouement populaire et de la possibilité, voire de la nécessité de poursuivre le développement et le renouvellement de ces grands rendez-vous, qui seront plus attrayants, attireront encore davantage de touristes internationaux et créeront plus de richesse ici », a souligné le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.