Juste pour rire : un appel au dialogue et en faveur du maintien de l’actif

Une lettre du président-directeur général du RÉMI, Martin Roy*, parue dans La Presse Plus le 16 novembre.

L’avenir de Juste pour rire et de son festival ne concerne pas que l’organisation elle-même et les humoristes qui en sont les vedettes. Compte tenu de l’importance des enjeux, du point de vue touristique, culturel et économique, il interpelle l’ensemble des décideurs et influenceurs de la Métropole et des joueurs-clés au gouvernement du Québec et du Canada.

Bien sûr, la situation actuelle avec Juste pour rire demeure extrêmement délicate tant que le transfert de propriété du groupe n’aura pas été complété. Rien n’excusera les comportements allégués du fondateur du festival, mais dans cette volonté de vouloir la justice être rendue, il faut à tout prix éviter, collectivement, de nous infliger davantage de dommages collatéraux. Si certains ont choisi de sortir de l’état de choc en créant un nouveau Festival du rire, d’autres mettent ici de côté l’attentisme et la passivité, pour passer à l’action, se mobiliser, ne serait-ce que pour réaffirmer l’importance de ce rendez-vous pour la communauté.

Depuis quelques semaines, on a souvent évoqué, à juste titre, le sort des employés de Juste pour rire, tout comme de ses fournisseurs et artisans. Soit, il y a à cette histoire une dimension humaine indéniable. Aussi, nous exprimons notre plus profonde sympathie, notre soutien à l’égard des femmes qui ont pris la parole pour dénoncer.

Parallèlement, le Regroupement des événements majeurs internationaux et ses cosignataires souhaitent par la présente mettre le projecteur sur la dimension économique et industrielle de l’affaire.

Avec le Grand Prix de Formule 1, le Festival de Jazz de Montréal, Juste pour rire constitue assurément l’un des piliers de l’industrie événementielle à Montréal et fait de notre ville l’un des endroits qui comptent dans le domaine à l’échelle internationale. Si ce pilier s’affaisse, c’est tout l’édifice qui repose dessus qui s’en trouvera fragilisé.

Juste pour rire occupe un créneau de choix dans le calendrier de Montréal, en plein juillet, et expose aux touristes internationaux, en français puis en anglais, mais aussi dans une langue universelle, le rire, la joie de vivre qui nous caractérise, et ce, en plein centre-ville. Il offre à la fois un rendez-vous aux professionnels de l’humour du monde entier, ce qui englobe les producteurs, programmateurs et autres, en même temps qu’aux passants amusés.

Le festival a, faut-il le rappeler, des retombées économiques de quelque 34 M$, soit à peine cinq millions de moins que le rendez-vous des jazzmen (et jazzwomen !) et environ huit de moins que celui des coureurs automobiles.

Pourrions-nous imaginer un seul instant que la disparition du Grand Prix de Formule 1 se fasse de nos jours sans que toute la communauté d’affaires et la classe politique s’activent ? Bien sûr que non. Depuis l’éclipse de l’événement, durant la seule année 2009, les gouvernements ont conclu des ententes à long terme et s’assurent de le subventionner comme il le faut, parce que c’est payant, parce que les revenus associés à l’événement surpassent les dépenses, ce qui est d’ailleurs le cas dans tous les événements majeurs internationaux.

Dans le domaine de l’humour et de ses festivals, les gestes qui sont posés ces jours-ci, parfois dans la précipitation ou l’enthousiasme, auront des répercussions pour des années à venir. La question n’est donc pas tant de savoir si le groupe d’humoristes autour du Festival du rire de Montréal attire la sympathie du public (nul doute que oui !), mais quel impact l’avènement d’un deuxième festival montréalais d’humour aura à court, moyen et long terme.

Il y a lieu de craindre les effets d’un morcellement. Il y a lieu de craindre qu’à terme, la guerre que s’apprêtent à se livrer les deux événements concurrents ne laissent que des vaincus, des perdants. Il y a lieu de craindre, comme cela a été le cas avec les festivals de cinéma, qu’à travers l’éclatement, le schisme, aucun ne puisse plus se détacher du lot, en étant soutenu comme il se doit. Il y a lieu de craindre que le volet anglophone de Juste pour rire finisse à Toronto ou à New York, parce que plus facilement « délocalisable ». Il y a lieu de craindre pour les quelque 100 employés permanents, les 4 500 contractuels du festival. Il y a lieu de craindre pour les 6 M$ de retombées fiscales aux gouvernements et les 100 000 nuitées à l’hôtel engendrées par des gens qui viennent à Montréal surtout pour Juste pour rire. Il y a lieu de craindre pour la perte d’un atout, d’une attraction internationale.

Par la présente, nous faisons appel aux décideurs pour qu’ils prennent en considération ces craintes dans l’analyse du dossier, de même que nous manifestons notre attachement à l’« actif » que constitue Juste pour rire pour Montréal et le Québec. Dans la foulée, nous lançons à l’avance un appel au dialogue dans le milieu de l’humour, a priori entre les promoteurs du nouveau Festival du rire et la « nouvelle administration » à venir du festival Juste pour rire. Dans l’intérêt du tourisme, de la culture et de l’économie ; en somme, dans l’intérêt public.

*Ont cosigné cette lettre :

Michel Archambault, Professeur émérite en tourisme et Fondateur de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQÀM
Paul Arseneault, Titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQÀM
François Bédard, Directeur général, Festival de Lanaudière
Hubert Bolduc, Président-directeur général, Montréal International
Jean-Sébastien Boudreault, Vice-président, Fierté Montréal
Madeleine Careau, Chef de la direction, Orchestre symphonique de Montréal
Nicolas Cournoyer, Président, Festivals et Événements Québec
Jean-François Daviau, Président, Festival Mode & Design
Claude Doré, Directeur général par intérim, Festival d’été de Québec
André Dudemaine, Directeur, Présence autochtone
Jacques-André Dupont, Président-directeur général, Festival international de Jazz de Montréal
Yves Lalumière, Président-directeur général, Tourisme Montréal
Eugène Lapierre, Directeur de la Coupe Rogers présenté par la Banque Nationale
Stéphane Lavoie, Directeur général et de la programmation, TOHU
Diane Lemieux, Présidente du conseil d’administration, TOHU
Éric Pineault, Président fondateur, Fierté Montréal
Suzanne Rousseau, Directrice générale, Festival international Nuits d’Afrique
Martin Soucy, Président-directeur général, Alliance de l’industrie touristique du Québec

 

 


Alain Simard, récipiendaire du premier Prix du RÉMI

Le tout premier Prix du RÉMI, remis dans le cadre de la soirée de remise des Prix Excellence Tourisme tenue le 7 novembre dernier, a été décerné à Alain Simard, un bâtisseur à l’origine du plus grand festival de jazz au monde, des FrancoFolies de Montréal et de Montréal en lumière.

Le Prix du RÉMI vise à reconnaître l’apport exceptionnel d’une personnalité, d’un organisme ou d’une entreprise qui a des liens avec l’industrie événementielle québécoise. M. Simard a été récompensé pour ses qualités remarquables, le caractère innovant de ses réalisations, son rayonnement, son lien avec la collectivité et les répercussions positives de ses actions dans l’industrie et la communauté en général.

Le jury de sélection était composé des personnes qui siègent actuellement au comité-conseil du RÉMI :

  • Jean-Sébastien Boudreault (Fierté Montréal);
  • Nicolas Cournoyer (Igloofest);
  • Jean-Nicolas Gagné (Festival Juste pour rire);
  • Martyne Gagnon (L’International des Feux Loto-Québec);
  • Nicolas Girard-Deltruc (Festival du nouveau cinéma);
  • Jean-Philippe Guay (ComédiHa!-Fest Québec);
  • Jeanne Hardy (Osheaga);
  • Pascal Lafrenière (Festival Western de St-Tite);
  • Véronique Landry (FrancoFolies de Montréal);
  • Nadine Marchand (Montréal Complètement Cirque);
  • Michel Poirier (Régates de Valleyfield);
  • Joëlle Sévigny (Festival Go Vélo Montréal).

Festivals et événements : constats et vision, avec la ministre du Tourisme, Julie Boulet

Festivals et événements : constat et vision
Conférencière : Julie Boulet, ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Mauricie

L’été 2017 s’est avéré très animé sur le plan touristique et la ministre s’est fait un devoir de visiter plusieurs événements et festivals au cours de la saison. Durant la rencontre, vous entendrez Mme Julie Boulet faire état des constats qu’elle a faits sur le terrain. Elle partagera aussi sa vision pour les festivals et événements du Québec quelques mois après l’entrée en vigueur de la nouvelle mouture du Programme d’aide nancière aux festivals et aux événements touristiques.

Lieu :
Hyatt Régency Montréal (1255, rue Jeanne-Mance), salle Ovation

Horaire :
3 novembre 2017, 12 h (accueil dès 11 h 30)

Coûts : 
Réguliers : 65 $ + taxes
Membres du RÉMI et étudiants : 40 $ + taxes

Un repas sera servis.

Inscription

Révision de la politique culturelle : le RÉMI rappelle l'importance des festivals et événements au sein de la culture québécoise

Le ministère de la Cultures et des Communications a invité le RÉMI à prendre la parole dans le cadre du Forum national de consultation sur le projet de politique québécoise de la culture tenu les 5 et 6 septembre 2017 au Musée des beaux-arts de Montréal. Voici l’allocution prononcée par le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy.

Monsieur le ministre,
Mesdames les députées,
Mesdames et messieurs,

D’abord, je tiens à vous remercier, monsieur le Ministre, d’avoir invité le Regroupement des événements majeurs internationaux à ce forum. Compte tenu du peu de temps qui m’est imparti, vous me permettrez d’aller droit au but, en vous parlant très directement des liens qui existent ou qui n’existent pas en ce moment dans ce projet de politique culturelle avec les festivals et les événements, tout spécialement ceux que je représente.

Vous vous rappellerez que le RÉMI a soumis l’an dernier un mémoire et que nous vous avons rencontré à cet effet, votre prédécesseure, Mme Louise Beaudoin, présidente de notre conseil d’administration, et moi-même.

Ce mémoire comprenait neuf recommandations visant à développer l’industrie que constituent de nos jours les festivals et événements. Mais par-dessus tout, je crois qu’on peut dire que l’idée maitresse du mémoire était que les festivals et les événements sont à la recherche d’une forme de « reconnaissance », de leur rôle, de leur importance au sein de la culture québécoise. Et pour l’instant, cette reconnaissance ne se retrouve pas dans le projet de politique présenté.

Le mot « festivals » apparaît bien trois fois au document, tantôt dans une citation de l’UDA, tantôt entre parenthèses. Il est par ailleurs question des « festivals et manifestations culturelles » en tous genres en page 18, mais ce n’est qu’en guise d’introduction à l’orientation 2.

Nous comprenons bien que le projet de politique élabore de grands objectifs et qu’il sera suivi d’un plan d’action très concret. Qu’il ne s’agit pas de nommer ici toutes les disciplines, ni toutes les formes de diffusion, mais compte tenu, je le rappelle, de l’importance considérable des festivals et événements au Québec, ça m’apparaît un peu incongru qu’il n’y ait aucune affirmation claire, quand on sait que près d’un spectacle sur 10 présenté en salle au Québec l’est dans le cadre d’un festival… et que ce chiffre – ou la proportion, en fait – grimperait considérablement si on pouvait inclure tout ce qui est présenté en extérieur (ce qui n’est pas fait par l’Observatoire de la culture, peut-être justement parce que c’est trop gros, trop imposant). Et donc, en somme, c’est le plan d’action qui nous permet encore d’espérer et que nous attendrons avec impatience.

Parce que lorsque l’on regarde attentivement les orientations, les axes et les objectifs du projet de politique, on trouve bien une parfaite adéquation avec les festivals et événements du Québec.

  • Que ce soit à l’égard de la langue française : pensons notamment aux FrancoFolies de Montréal ou au Festival d’été de Québec ;
  • Que ce soit en lien avec les autochtones, quand on prend l’exemple de Présence autochtone ou de différents pow wow, en tant que facteur de rapprochement entre les nations autochtones et la nation québécoise ;
  • Que ce soit en lien avec la diffusion culturelle sur tout le territoire, sachant que les festivals, petits et grands, sont effectivement aux quatre coins du Québec, mais aussi et surtout de l’accès à la culture, de la démocratisation de la culture, en prenant en considération le fait que plusieurs festivals et événements sont présentés gratuitement ou à peu de frais ;
  • Que ce soit en lien avec le rayonnement international, lorsqu’on sait que nos festivals et événements rayonnent dans la presse étrangère, qu’ils comptent des volets professionnels importants et permettent des maillages avec le monde entier, qu’ils constituent aussi une forme de diplomatie culturelle, auprès des touristes ;
  • Que ce soit, évidemment, en ce qui a trait à l’entreprenariat culturel et au développement économique du Québec, quand on connaît l’importance des retombées, quand on sait maintenant que le Festival international de Jazz de Montréal rapporte plus au fisc que la F1, qu’il a pratiquement autant de retombées économiques, avec un investissement public infiniment moindre.

Alors, en ce qui nous concerne, si je peux synthétiser ça un peu grossièrement, monsieur le ministre, ça demeure extrêmement prometteur tout cet exercice, mais on va continuer d’allumer des lampions pour la suite des choses. On va espérer que les festivals et événements soient identifiés très souvent au plan d’action comme véhicules pour atteindre les différents objectifs.

Et évidemment, on va souhaiter que la mise en œuvre de la politique s’accompagne d’un important rehaussement des moyens, des ressources qui sont consenties à la culture. Sans plus d’argent, malheureusement, il n’y a aura pas de développement.

Également, monsieur le ministre, on sait que le gouvernement canadien va lui aussi présenter une politique culturelle incessamment et que la réalité, sur le terrain, c’est que la québécoise et la canadienne, ça va former un tout, qu’on espère cohérent et complémentaire. Et l’on note dans le projet actuel qu’il n’est pas question du rôle du gouvernement fédéral, de celui que vous souhaitez qu’il joue, en vertu de quelles balises, bien qu’il soit question des autres niveaux de gouvernement que sont les MRC et les municipalités. Je peux vous dire qu’on aimerait, nous, qu’il fasse davantage sa part pour financer notre industrie. La question se pose donc : est-ce que le gouvernement du Québec a lui aussi des exigences quant à l’intervention du fédéral en culture et est-ce que ces exigences devraient être dans la politique ?

Finalement, je veux terminer en disant que toute cette politique ne pourra se concrétiser si, dans le cadre des renégociations de l’ALÉNA ou d’autres accords internationaux, on ne s’assure pas que l’exception culturelle prévale, ce qui est autorisé par ce formidable outil qu’est la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO. Je pense que, comme tout le milieu culturel, nous avons raison de craindre les répercussions des renégociations et l’impact qu’elles pourraient avoir sur le système actuel, incluant les subventions aux entreprises culturelles dont font partie plusieurs festivals et événements.

Alors, voilà, notre réaction, au RÉMI, monsieur le ministre.

 


À l’occasion du début de la saison des grands événements, le RÉMI et FAME lancent un appel au gouvernement fédéral

Dans un appel fait à l’occasion du lancement de la saison, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) et Festivals et événements majeurs (FAME) invitent le gouvernement du Canada à compléter les efforts qu’il a récemment déployés du côté du marketing et de l’accès à la destination par un investissement sur le plan du développement de l’offre touristique, en créant cette fois un programme dédié à la croissance de l’industrie événementielle. Ils suggèrent de pérenniser une partie des fonds consacrés aux célébrations du 150e anniversaire de la Confédération.

Rappelant que le tourisme international est un gâteau qui grossit littéralement à vue d’œil, les associations font valoir d’importantes retombées économiques. Elles donnent également en exemple d’autres juridictions qui, dans le monde, investissent dans l’industrie événementielle. Au Royaume-Uni, la part des revenus publics des membres de la British Arts Festival Association atteint 28 %, alors que les membres du RÉMI et de FAME sont, eux, subventionnés à environ 15 % — 16 % (selon les provinces). La part du gouvernement canadien, par des programmes à caractère culturel ou d’aide à la mise en marché, représente pour l’instant environ 4 %, en chute d’environ 8 % depuis la fin du Programme de manifestations touristiques de renom, en 2011.

En novembre dernier, la Conférence canadienne des ministres du Tourisme a fait de l’élargissement de l’éventail de produits touristiques un champ d’action. Les ministres ont alors convenu d’explorer les possibilités de collaborer en ce qui a trait aux festivals et événements.

Gouvernement du Québec

Les membres du RÉMI se réjouissent de l’appui renouvelé de la ministre québécoise du Tourisme, Mme Julie Boulet, qui a annoncé en janvier l’ajout de 35 M$ sur cinq ans pour l’ensemble des festivals et événements d’ici. Cette année, l’enveloppe du Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques doit passer d’environ 15 M$ à plus de 21 M$.

Citations de la présidente du conseil d’administration et du PDG

« Dans le contexte actuel, où le nombre de touristes internationaux doit passer d’ici 2030 de quelque 1 milliard à 1,8 milliard, nous ne pouvons rester les bras croisés. Il faut agir sur tous les plans pour accroître notre part de marché. Nous sommes heureux d’avoir pu compter sur le gouvernement du Québec et nous espérons dans un proche avenir obtenir l’appui du gouvernement du Canada pour rendre nos grands événements encore plus attrayants auprès des touristes », a dit la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Mme Louise Beaudoin.

« En plus d’avoir un impact social et culturel positif, les festivals et événements constituent de véritables produits d’appel pour la destination, en concrétisant de vagues intentions de voyage au Canada en dates à ne pas manquer. En 2009, on estimait qu’un groupe de 15 grands événements généraient à eux seuls plus d’un milliard $ de dépenses et la création de 650 millions $ au PIB du pays. Il est aussi établi depuis que chaque dollar investi par les gouvernements dans les festivals en procure deux et demi sous forme de fiscalité et de parafiscalité », a fait valoir le président-directeur général du RÉMI et directeur général de FAME, M. Martin Roy.

Compléments d’information

  • La vidéo « Vers un nouveau programme fédéral » :
  • L’appel au gouvernement fédéral :
  • Le Regroupement des événements majeurs internationaux est actif au Québec et compte 27 membres, dont on trouve la liste ici : qc.ca/membres
  • Vingt-deux événements présents dans sept provinces sont membres de FAME : ly/2pYmRh6
  • En 2015, le RÉMI rendait publique une étude réalisée par KPMG, « Développer le plein potentiel touristique et économiques des événements majeurs internationaux un levier essentiel à la création de richesse » : ly/2qjZuyL
  • L’étude de FAME sur l’impact économique de 15 événements, en 2009 : ly/2qX0RaN

Le RÉMI salue des mesures créatrices de richesse au budget 2017-2018

Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) salue la bonification de 35 M $ du soutien accordé aux festivals et événements québécois, à travers le Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, estimant que cet argent aura un impact considérable sur l’attractivité de la destination québécoise auprès des touristes de partout.

Cet ajout, annoncé en janvier par la ministre du Tourisme, est désormais assorti de crédits additionnels : de 6,4 millions $ en 2017-2018, de 6,7 millions $ en 2018-2019, de 7 millions $ en 2019-2020, de 7,2 millions $ en 2020-2021 et de 7,6 millions $ en 2021-2022. Au cours des dernières années, le Programme disposait annuellement d’une somme d’environ 15 millions $.

Aussi, le RÉMI accueille avec enthousiasme la prolongation du Fonds pour les grands événements de la Ville de Québec. Les 5 millions $ consentis annuellement afin de soutenir la tenue de grands événements permettront de poursuivre sur une excellente lancée dans la capitale.

« Encore aujourd’hui, le gouvernement du Québec vient reconnaître l’importance des événements majeurs internationaux comme “moteurs” de développement touristique et économique. Ces investissements auront des effets multiplicateurs et créeront de la richesse, notamment en attirant encore plus de touristes internationaux », a souligné le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.


Le RÉMI annonce la création d’un prix

Le RÉMI annonce la création d’un prix

Le Regroupement des événements majeurs internationaux annonce la création d’un prix visant à reconnaître l’apport exceptionnel d’une personnalité, d’un organisme ou d’une entreprise qui a des liens avec l’industrie événementielle québécoise. Le lauréat sera récompensé pour ses qualités remarquables, le caractère innovant de ses réalisations, son rayonnement, son lien avec la collectivité et les répercussions positives de ses actions dans l’industrie et la communauté en général.

En créant ce prix, le RÉMI entend stimuler l’innovation de même que favoriser l’excellence et l’émergence d’une relève au sein même de l’industrie événementielle québécoise. L’objectif est aussi d’accroitre le rayonnement du lauréat afin de voir s’étendre son influence dans l’industrie événementielle, de voir être adoptées ses bonnes pratiques ou son approche innovante. « Notre secteur d’activité regorge de talent, d’ingéniosité et d’originalité. La création du Prix de RÉMI viendra souligner cet état de fait et le célébrer, tout en favorisant, nous l’espérons, l’émergence de nouvelles idées, l’adoption de bonnes pratiques et la promotion de l’excellence », a affirmé Martin Roy, président-directeur général du RÉMI.

Le prix peut être décerné à :

  • une personnalité québécoise issue de toutes sortes d’entreprises ou d’industries confondues (tourisme, sport, culture, milieu des affaires, etc.) œuvrant au Québec ou ailleurs dans le monde ;
  • un organisme/une entreprise ayant son siège social n’importe où dans le monde, mais ayant des activités au Québec.

La période de mise en candidature a pris fin le 5 mai dernier.

Le jury est composé des personnes qui siègent actuellement au comité-conseil du RÉMI :

  • Jean-Sébastien Boudreault (Fierté Montréal);
  • Nicolas Cournoyer (Igloofest);
  • Jean-Nicolas Gagné (Festival Juste pour rire);
  • Martyne Gagnon (L’International des Feux Loto-Québec);
  • Nicolas Girard-Deltruc (Festival du nouveau cinéma);
  • Jean-Philippe Guay (ComédiHa!-Fest Québec);
  • Jeanne Hardy (Osheaga);
  • Pascal Lafrenière (Festival Western de St-Tite);
  • Véronique Landry (FrancoFolies de Montréal);
  • Nadine Marchand (Montréal Complètement Cirque);
  • Michel Poirier (Régates de Valleyfield);
  • Joëlle Sévigny (Festival Go Vélo Montréal).

Le prix du RÉMI sera remis dans le cadre de la soirée de remise des Prix Excellence Tourisme, qui se tiendra le 7 novembre prochain au Château Royal à Laval.

Plus d’information sur le Prix du RÉMI

Une annonce «historique» qui accèlerera le développement de l’industrie événementielle et en multipliera les retombées

Le RÉMI qualifie d’« historique » l’annonce faite aujourd’hui par la ministre du Tourisme du Québec, Mme Julie Boulet, en ce qui a trait au Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques et aux sommes additionnelles qui y seront assorties dès cette année. Il s’agit d’un message qui tombe pile, en ce début 2017 marqué par le 375e anniversaire de Montréal et le 150e de la Confédération canadienne.

En octroyant un total de 110 M$ pour les cinq prochaines années et en revoyant de fond en comble le Programme, le RÉMI estime que la ministre vient de peser sur l’accélérateur du développement de l’industrie événementielle et qu’à brève échéance, elle en multipliera les retombées, tant sur le plan fiscal que celui des retombées touristiques et économiques.

Parmi les modifications que salue le Regroupement se trouve l’introduction d’un volet particulier pour les événements qui ont un budget d’exploitation de plus de 6 M$ et qui, dorénavant, pourront être soutenus en fonction de leur croissance, de leur développement, pas seulement selon leur performance touristique.

Le RÉMI reçoit aussi favorablement l’introduction de « primes » pour les événements situés en régions périphériques, qui ne bénéficient pas toujours d’un soutien à « la démesure de leur succès » de la part des instances régionales ou municipales, qu’on pense à des rendez-vous comme le Festival Western de St-Tite ou le Rockfest de Montebello.

L’idée de soutenir, par une bonification de l’aide financière, les événements hors de la haute saison, d’octobre à mai, devrait également donner un important coup de pouce à des événements, notamment à ceux d’hiver, qui font face à des défis particuliers, qu’on pense à Igloofest, Montréal en lumière ou encore au Carnaval de Québec.

« La diversité des mesures contenues dans le nouveau Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques démontre à quel point la ministre a voulu s’attaquer à l’ensemble des problèmes vécus, tant par les petits que les grands événements et la connaissance qu’a Mme Boulet de l’industrie des festivals et événements, sa sensibilité envers ce milieu », a déclaré la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Mme Louise Beaudoin. « Le tourisme crée de la richesse au Québec. Ses retombées importantes permettent de soutenir d’autres dépenses considérables de l’État, dans d’autres secteurs », a-t-elle ajouté.

« Aujourd’hui, le gouvernement du Québec vient reconnaître l’importance des événements majeurs internationaux comme “moteurs” de développement touristique et économique. Il s’agit en quelque sorte d’un contrat de performance : la ministre du Tourisme invite les événements à faire mieux et plus pour attirer davantage de touristes, en les assurant qu’elle sera financièrement à leurs côtés quand ils réussiront », a expliqué le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.

En octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé, dans le cadre de sa mise à jour économique, que 100 millions $ par année allaient être consacrés au développement économique des régions, entre autres en y favorisant le tourisme, notamment par les festivals et événements.

En février 2015, fort d’une étude de KPMG qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage en tourisme, le RÉMI offrait sa collaboration, afin de relancer le tourisme et créer plus de richesse.

Cette même étude évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. À eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré cette année-là 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.


2017 doit être l’occasion d’amener le tourisme à un niveau supérieur « sur plus d’une année », estime le RÉMI

Tenue d’un « Midi-RÉMI » portant sur le développement et la réinvention des événements majeurs internationaux

À l’occasion d’un « Midi-RÉMI » portant sur le développement et le renouvellement des grands festivals et événements au Québec, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) a lancé un appel aux gouvernements du Québec et du Canada. « Faisons de l’année qui vient, celle du 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire de la confédération canadienne, une occasion d’amener le tourisme à un niveau supérieur, durablement, pas que pour une seule année. Faisons du développement de notre industrie touristique et événementielle, de son renouvellement et de son attractivité internationale, une réalité et une priorité », a déclaré le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy.

 

Durant l’événement, le président-directeur général du Festival international de Jazz, Jacques-André Dupont, le directeur général du Festival d’été de Québec, Daniel Gélinas, et la directrice de Montréal Complètement Cirque, Nadine Marchand, ont notamment présenté les différentes initiatives mises en place pour penser l’avenir de leurs festivals. Plusieurs autres événements s’adonnent à l’exercice, notamment dans la foulée de l’année de célébrations que sera 2017.

 

Pour le PDG du RÉMI, « ces présentations témoignent d’une certaine ébullition dans l’industrie, de possibilités réelles de développement touristique et économique. Nous pouvons rêver de croissance, rêver d’attirer encore plus de touristes et faire du Québec et du Canada des destinations incontournables dans les prochaines années. Mais pour en faire une réalité, l’accompagnement des gouvernements s’avère nécessaire. Faisons tout de suite de 2018 une année qui a des chances de briser le record à établir en 2017 et de 2019 une année qui nous amènera à croire que 2017 n’était pas une année si exceptionnelle que ça », a ajouté Martin Roy.

 

La semaine dernière, le gouvernement du Québec a annoncé, dans le cadre de sa mise à jour économique, que 100 millions $ par année allaient être consacrés au développement économique des régions, entre autres en y favorisant le tourisme, notamment par les festivals et événements. Pour le RÉMI, il s’agit d’une excellente nouvelle qui, combinée à la révision en cours du Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, pourrait donner un nouveau souffle à la très payante industrie événementielle.


Fin du Festival western de St-Tite et de la saison des événements majeurs internationaux : un meilleur soutien pour encore plus de succès, plaide le RÉMI

Au terme d’une saison marquée par le beau temps et la participation massive de festivaliers d’ici et d’ailleurs, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) attend de Québec et d’Ottawa l’adoption prochaine de mesures pour accompagner la croissance de l’industrie événementielle, ce qui aura pour effet d’engendrer encore plus de retombées fiscales, économiques et touristiques. En somme, le RÉMI espère un meilleur soutien gouvernemental pour pérenniser les succès et développer ces moteurs économiques.

À Québec, le RÉMI compte beaucoup sur les travaux du Comité sur le développement des festivals et événements touristiques, afin d’obtenir un programme gouvernemental mieux adapté et de nouveaux outils de financement. Ce comité doit produire un rapport d’ici un mois, à la demande de la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet. Par ailleurs, dans un mémoire soumis à l’occasion du renouvellement de la politique culturelle du Québec, le RÉMI a formulé neuf recommandations au ministre de la Culture et des Communications, M. Luc Fortin, parmi lesquelles il y a l’octroi d’une forme de reconnaissance à travers le titre de « Grand festival national ». À Ottawa, le RÉMI attend aussi une révision des programmes à Patrimoine canadien, une stratégie d’exportation culturelle qui s’appuierait entre autres sur les festivals et événements, de même qu’un nouveau programme dédié spécifiquement à l’industrie événementielle. Des rencontres avec la ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly, et la ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, Mme Bardish Chagger, ont eu lieu au cours des derniers mois.

Encore cet été, des événements majeurs internationaux ont fracassé des records. C’est le cas de Montréal Complètement Cirque, de la Virée classique OSM Couche-Tard et du FestiVoix de Trois-Rivières, entre autres. OSHEAGA a été présenté à guichets fermés pour la cinquième année consécutive. À plusieurs reprises durant la semaine, Fierté Montréal a rempli au maximum de sa capacité le parc Émilie-Gamelin. C’est sans parler du Festival d’été de Québec qui a dû fermer les guichets durant quelques jours et de l’Amnesia Rockfest, à Montebello, qui a aussi affiché complet. Ces résultats cachent une autre réalité présente au sein du RÉMI : financement public moins présent, déficits nombreux et difficulté de renouvellement. Ceci, au moment où les membres veulent adopter des stratégies de croissance qui suivent la demande et contrecarreraient l’effet de la compétition internationale.

« Nous le constatons année après année : la popularité des événements majeurs internationaux ne se dément pas, ce qui témoigne de l’engouement populaire et de la possibilité, voire de la nécessité de poursuivre le développement et le renouvellement de ces grands rendez-vous, qui seront plus attrayants, attireront encore davantage de touristes internationaux et créeront plus de richesse ici », a souligné le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.