Le RÉMI salue des mesures créatrices de richesse au budget 2017-2018

Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) salue la bonification de 35 M $ du soutien accordé aux festivals et événements québécois, à travers le Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, estimant que cet argent aura un impact considérable sur l’attractivité de la destination québécoise auprès des touristes de partout.

Cet ajout, annoncé en janvier par la ministre du Tourisme, est désormais assorti de crédits additionnels : de 6,4 millions $ en 2017-2018, de 6,7 millions $ en 2018-2019, de 7 millions $ en 2019-2020, de 7,2 millions $ en 2020-2021 et de 7,6 millions $ en 2021-2022. Au cours des dernières années, le Programme disposait annuellement d’une somme d’environ 15 millions $.

Aussi, le RÉMI accueille avec enthousiasme la prolongation du Fonds pour les grands événements de la Ville de Québec. Les 5 millions $ consentis annuellement afin de soutenir la tenue de grands événements permettront de poursuivre sur une excellente lancée dans la capitale.

« Encore aujourd’hui, le gouvernement du Québec vient reconnaître l’importance des événements majeurs internationaux comme “moteurs” de développement touristique et économique. Ces investissements auront des effets multiplicateurs et créeront de la richesse, notamment en attirant encore plus de touristes internationaux », a souligné le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.


Le RÉMI annonce la création d’un prix

Le Regroupement des événements majeurs internationaux annonce la création d’un prix visant à reconnaître l’apport exceptionnel d’une personnalité, d’un organisme ou d’une entreprise qui a des liens avec l’industrie événementielle québécoise. Le lauréat sera récompensé pour ses qualités remarquables, le caractère innovant de ses réalisations, son rayonnement, son lien avec la collectivité et les répercussions positives de ses actions dans l’industrie et la communauté en général.

En créant ce prix, le RÉMI entend stimuler l’innovation de même que favoriser l’excellence et l’émergence d’une relève au sein même de l’industrie événementielle québécoise. L’objectif est aussi d’accroitre le rayonnement du lauréat afin de voir s’étendre son influence dans l’industrie événementielle, de voir être adoptées ses bonnes pratiques ou son approche innovante. « Notre secteur d’activité regorge de talent, d’ingéniosité et d’originalité. La création du Prix de RÉMI viendra souligner cet état de fait et le célébrer, tout en favorisant, nous l’espérons, l’émergence de nouvelles idées, l’adoption de bonnes pratiques et la promotion de l’excellence », a affirmé Martin Roy, président-directeur général du RÉMI.

Le prix peut être décerné à :

  • une personnalité québécoise issue de toutes sortes d’entreprises ou d’industries confondues (tourisme, sport, culture, milieu des affaires, etc.) œuvrant au Québec ou ailleurs dans le monde ;
  • un organisme/une entreprise ayant son siège social n’importe où dans le monde, mais ayant des activités au Québec.

La période de mise en candidature débute dès aujourd’hui et se poursuit jusqu’à 5 mai prochain. Pour soumettre une candidature, on doit remplir un formulaire en ligne, disponible sur le site web du RÉMI : remi.qc.ca/prix-du-remi.

Le jury est composé des personnes qui siègent actuellement au comité-conseil du RÉMI. Ce sont :

  • Jean-Sébastien Boudreault (Fierté Montréal);
  • Nicolas Cournoyer (Igloofest);
  • Jean-Nicolas Gagné (Festival Juste pour rire);
  • Martyne Gagnon (L’International des Feux Loto-Québec);
  • Nicolas Girard-Deltruc (Festival du nouveau cinéma);
  • Jeanne Hardy (Osheaga);
  • Pascal Lafrenière (Festival Western de St-Tite);
  • Michel Poirier (Régates de Valleyfield);
  • Roseline Rico (Festival International de Jazz de Montréal);
  • Joëlle Sévigny (Festival Go Vélo Montréal);
  • Luci Tremblay (Festival d’été de Québec).

Le prix du RÉMI sera remis dans le cadre de la soirée de remise des Prix coup d’éclat de Festivals et Événements Québec, qui se tiendra en novembre 2017.

Plus d’information sur le Prix du RÉMIFormulaire d’inscription

Une annonce «historique» qui accèlerera le développement de l’industrie événementielle et en multipliera les retombées

Le RÉMI qualifie d’« historique » l’annonce faite aujourd’hui par la ministre du Tourisme du Québec, Mme Julie Boulet, en ce qui a trait au Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques et aux sommes additionnelles qui y seront assorties dès cette année. Il s’agit d’un message qui tombe pile, en ce début 2017 marqué par le 375e anniversaire de Montréal et le 150e de la Confédération canadienne.

En octroyant un total de 110 M$ pour les cinq prochaines années et en revoyant de fond en comble le Programme, le RÉMI estime que la ministre vient de peser sur l’accélérateur du développement de l’industrie événementielle et qu’à brève échéance, elle en multipliera les retombées, tant sur le plan fiscal que celui des retombées touristiques et économiques.

Parmi les modifications que salue le Regroupement se trouve l’introduction d’un volet particulier pour les événements qui ont un budget d’exploitation de plus de 6 M$ et qui, dorénavant, pourront être soutenus en fonction de leur croissance, de leur développement, pas seulement selon leur performance touristique.

Le RÉMI reçoit aussi favorablement l’introduction de « primes » pour les événements situés en régions périphériques, qui ne bénéficient pas toujours d’un soutien à « la démesure de leur succès » de la part des instances régionales ou municipales, qu’on pense à des rendez-vous comme le Festival Western de St-Tite ou le Rockfest de Montebello.

L’idée de soutenir, par une bonification de l’aide financière, les événements hors de la haute saison, d’octobre à mai, devrait également donner un important coup de pouce à des événements, notamment à ceux d’hiver, qui font face à des défis particuliers, qu’on pense à Igloofest, Montréal en lumière ou encore au Carnaval de Québec.

« La diversité des mesures contenues dans le nouveau Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques démontre à quel point la ministre a voulu s’attaquer à l’ensemble des problèmes vécus, tant par les petits que les grands événements et la connaissance qu’a Mme Boulet de l’industrie des festivals et événements, sa sensibilité envers ce milieu », a déclaré la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Mme Louise Beaudoin. « Le tourisme crée de la richesse au Québec. Ses retombées importantes permettent de soutenir d’autres dépenses considérables de l’État, dans d’autres secteurs », a-t-elle ajouté.

« Aujourd’hui, le gouvernement du Québec vient reconnaître l’importance des événements majeurs internationaux comme “moteurs” de développement touristique et économique. Il s’agit en quelque sorte d’un contrat de performance : la ministre du Tourisme invite les événements à faire mieux et plus pour attirer davantage de touristes, en les assurant qu’elle sera financièrement à leurs côtés quand ils réussiront », a expliqué le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.

En octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé, dans le cadre de sa mise à jour économique, que 100 millions $ par année allaient être consacrés au développement économique des régions, entre autres en y favorisant le tourisme, notamment par les festivals et événements.

En février 2015, fort d’une étude de KPMG qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage en tourisme, le RÉMI offrait sa collaboration, afin de relancer le tourisme et créer plus de richesse.

Cette même étude évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. À eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré cette année-là 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.


2017 doit être l’occasion d’amener le tourisme à un niveau supérieur « sur plus d’une année », estime le RÉMI

Tenue d’un « Midi-RÉMI » portant sur le développement et la réinvention des événements majeurs internationaux

À l’occasion d’un « Midi-RÉMI » portant sur le développement et le renouvellement des grands festivals et événements au Québec, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) a lancé un appel aux gouvernements du Québec et du Canada. « Faisons de l’année qui vient, celle du 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire de la confédération canadienne, une occasion d’amener le tourisme à un niveau supérieur, durablement, pas que pour une seule année. Faisons du développement de notre industrie touristique et événementielle, de son renouvellement et de son attractivité internationale, une réalité et une priorité », a déclaré le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy.

 

Durant l’événement, le président-directeur général du Festival international de Jazz, Jacques-André Dupont, le directeur général du Festival d’été de Québec, Daniel Gélinas, et la directrice de Montréal Complètement Cirque, Nadine Marchand, ont notamment présenté les différentes initiatives mises en place pour penser l’avenir de leurs festivals. Plusieurs autres événements s’adonnent à l’exercice, notamment dans la foulée de l’année de célébrations que sera 2017.

 

Pour le PDG du RÉMI, « ces présentations témoignent d’une certaine ébullition dans l’industrie, de possibilités réelles de développement touristique et économique. Nous pouvons rêver de croissance, rêver d’attirer encore plus de touristes et faire du Québec et du Canada des destinations incontournables dans les prochaines années. Mais pour en faire une réalité, l’accompagnement des gouvernements s’avère nécessaire. Faisons tout de suite de 2018 une année qui a des chances de briser le record à établir en 2017 et de 2019 une année qui nous amènera à croire que 2017 n’était pas une année si exceptionnelle que ça », a ajouté Martin Roy.

 

La semaine dernière, le gouvernement du Québec a annoncé, dans le cadre de sa mise à jour économique, que 100 millions $ par année allaient être consacrés au développement économique des régions, entre autres en y favorisant le tourisme, notamment par les festivals et événements. Pour le RÉMI, il s’agit d’une excellente nouvelle qui, combinée à la révision en cours du Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, pourrait donner un nouveau souffle à la très payante industrie événementielle.


Fin du Festival western de St-Tite et de la saison des événements majeurs internationaux : un meilleur soutien pour encore plus de succès, plaide le RÉMI

Au terme d’une saison marquée par le beau temps et la participation massive de festivaliers d’ici et d’ailleurs, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) attend de Québec et d’Ottawa l’adoption prochaine de mesures pour accompagner la croissance de l’industrie événementielle, ce qui aura pour effet d’engendrer encore plus de retombées fiscales, économiques et touristiques. En somme, le RÉMI espère un meilleur soutien gouvernemental pour pérenniser les succès et développer ces moteurs économiques.

À Québec, le RÉMI compte beaucoup sur les travaux du Comité sur le développement des festivals et événements touristiques, afin d’obtenir un programme gouvernemental mieux adapté et de nouveaux outils de financement. Ce comité doit produire un rapport d’ici un mois, à la demande de la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet. Par ailleurs, dans un mémoire soumis à l’occasion du renouvellement de la politique culturelle du Québec, le RÉMI a formulé neuf recommandations au ministre de la Culture et des Communications, M. Luc Fortin, parmi lesquelles il y a l’octroi d’une forme de reconnaissance à travers le titre de « Grand festival national ». À Ottawa, le RÉMI attend aussi une révision des programmes à Patrimoine canadien, une stratégie d’exportation culturelle qui s’appuierait entre autres sur les festivals et événements, de même qu’un nouveau programme dédié spécifiquement à l’industrie événementielle. Des rencontres avec la ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly, et la ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, Mme Bardish Chagger, ont eu lieu au cours des derniers mois.

Encore cet été, des événements majeurs internationaux ont fracassé des records. C’est le cas de Montréal Complètement Cirque, de la Virée classique OSM Couche-Tard et du FestiVoix de Trois-Rivières, entre autres. OSHEAGA a été présenté à guichets fermés pour la cinquième année consécutive. À plusieurs reprises durant la semaine, Fierté Montréal a rempli au maximum de sa capacité le parc Émilie-Gamelin. C’est sans parler du Festival d’été de Québec qui a dû fermer les guichets durant quelques jours et de l’Amnesia Rockfest, à Montebello, qui a aussi affiché complet. Ces résultats cachent une autre réalité présente au sein du RÉMI : financement public moins présent, déficits nombreux et difficulté de renouvellement. Ceci, au moment où les membres veulent adopter des stratégies de croissance qui suivent la demande et contrecarreraient l’effet de la compétition internationale.

« Nous le constatons année après année : la popularité des événements majeurs internationaux ne se dément pas, ce qui témoigne de l’engouement populaire et de la possibilité, voire de la nécessité de poursuivre le développement et le renouvellement de ces grands rendez-vous, qui seront plus attrayants, attireront encore davantage de touristes internationaux et créeront plus de richesse ici », a souligné le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.


Renouvellement de la politique culturelle : le RÉMI dépose un mémoire

Dans la foulée des consultations sur le renouvellement de la politique culturelle qu’a lancé il y a quelques mois le ministère de la Culture et des Communication, le RÉMI a préparé un mémoire dans lequel il propose l’adoption de mesures qui viendraient donner un second souffle au développement de l’industrie. Dans son mémoire, le RÉMI formule neuf recommandations au ministre de la Culture et des Communications, M. Luc Fortin.

  1. De façon à indexer des sommes qui sont historiquement les mêmes et admettre au Programme quelques nouveaux événements et festivals québécois de la SODEC, ajouter des ressources au Programme d’aide à la diffusion en variétés, tout particulièrement au volet Aide aux événements nationaux et internationaux. Procéder à une augmentation proportionnelle du côté du CALQ.
  2. Reconnaître le rôle de diffuseurs de variétés que sont les événements majeurs internationaux (et autres festivals et événements), même si d’autres composantes de la programmation font en sorte que les variétés n’en sont pas les seules. Ajouter des sommes en lien avec ces éventuels ajouts au Programme.
  3. Prévoir des pratiques administratives assurant une meilleure prévisibilité pour les événements majeurs internationaux, incluant des ententes triennales.
  4. Évaluer la possibilité de reconnaître le rôle structurant d’un certain nombre d’événements majeurs internationaux à travers un nouveau statut de « Grand festival national » et pourvoir pour ceux-ci un cadre d’intervention spécifique et ciblé doté de moyens considérables.
  5. Travailler de concert avec le ministère du Tourisme du Québec, afin d’évaluer la possibilité que cette reconnaissance (à titre de « Grand festival national ») et cette intervention aient un caractère gouvernemental plutôt que sectoriel.
  6. De façon à pouvoir accueillir de nouveaux événements, mais aussi pour favoriser la croissance de l’industrie et, du point de vue culturel, une plus grande diffusion des variétés, le ministère doit édicter des règles d’indexation automatique ou d’augmentation programmée.
  7. Prévoir un soutien spécifique à l’innovation, à la numérisation et aux nouvelles initiatives qui permettront aux diffuseurs que sont les événements majeurs internationaux de rejoindre un plus vaste public.
  8. Évaluer la mise en place de nouvelles mesures fiscales, de crédits d’impôt notamment, afin de donner à l’industrie événementielle un accompagnement automatique du type de ceux qui prévalent en cinéma et en audiovisuel.
  9. Jouer un rôle actif afin de ramener le gouvernement fédéral dans le dossier des festivals et des événements, plus particulièrement celui des événements majeurs internationaux, avec un programme dédié et spécifique.

Consulter le mémoire

Coup d'envoi de la saison des événements majeurs internationaux: des personnalités s'associent à l'industrie événementielle

Des personnalités appréciées du public, dont Pierre Lapointe, Carole Laure, Kent Nagano, Maxim Martin, Jasmin Roy, Mike Ward et Karim Ouellet, ont témoigné de l’importance des événements majeurs internationaux, à l’occasion du coup d’envoi de la saison du RÉMI. Certaines ont fait valoir le rôle que jouent ces rendez-vous dans le développement culturel, économique et social du Québec, d’autres ont insisté sur le fait que sans ces événements leur carrière n’aurait pas connu le même essor. Le tout s’est déroulé en présence de la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet.

Parlant au nom de tous ces « ambassadeurs » et représentant le nouveau membre affilié qu’est le Festival OSM – Virée classique, maestro Kent Nagano a notamment déclaré : « Un festival comme le nôtre, c’est non seulement une grande célébration de la musique classique, mais une entreprise de démocratisation de la culture qui rejoint des milliers de Québécoises et Québécois. »

Le Regroupement des événements majeurs internationaux a profité de la tribune pour saluer deux récentes décisions de la ministre du Tourisme. Mme Boulet a en effet expliqué qu’elle corrige à la hausse dès cet été la subvention reçue par une quarantaine d’événements (dont quelques-uns sont membres du RÉMI). Cette correction vise tout particulièrement les événements qui recevaient moins que ce que le Programme lui-même prévoit et vient combler, à tout le moins partiellement, l’écart qui existait entre la cible fixée et la réalité.

« Lors de l’étude des crédits du ministère du Tourisme, Mme Boulet a aussi fait part de son intention de chercher des solutions innovantes pour le financement de la très grande industrie événementielle, répondant ainsi au souhait exprimé par le RÉMI. À cette fin, le Regroupement invite la ministre à créer prochainement un groupe de travail rassemblant des représentants de l’industrie », a déclaré la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Mme Louise Beaudoin.

Le RÉMI a souligné qu’il attend toujours, deux ans après le début de la Révision de la gouvernance et du modèle d’affaires en tourisme, que l’on revoie le Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, lequel fait l’objet d’un gel et d’un moratoire pour le troisième été consécutif, ce qui fait en sorte que les subventions reçues en 2016 reposent pour la plupart sur la performance touristique de… 2012! Le RÉMI invite d’ailleurs l’ensemble de l’industrie touristique québécoise et la ministre à faire de 2016 l’année du « produit », du développement de l’offre touristique, après qu’eurent été réglées les questions de gouvernance et de marketing, notamment avec la création de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. À Ottawa, depuis octobre, le RÉMI fait activement valoir l’importance d’une intervention spécifique du gouvernement fédéral.

Rappelons que la saison des événements majeurs internationaux prend place avec le début du Festival Go Vélo Montréal, jusqu’à la fin du Festival western St-Tite, le 18 septembre.


Rapport annuel 2015 du REMI

Le rapport annuel 2015 du REMI est maintenant disponible. Consultez-le en cliquant sur le lien ci-bas.

Consulter le rapport

Fort de ses 28 membres répartis aujourd’hui dans une dizaine de régions administratives au Québec, le RÉMI rassemble depuis 2000 la plupart des grands événements culturels, sportifs et de divertissement au Québec.

En son sein, ses membres se concertent et échangent sur des problématiques qui les concernent afin de faire croître leur industrie et multiplier les retombées sociales, touristiques, culturelles et économiques qui découlent de leurs activités.

La naissance et le développement du Regroupement sont étroitement liés à la personnalité du Québec sur l’échiquier touristique mondial.


Fin du Festival western de St-Tite et de la saison des événements : des « géants aux pieds d'argile » pourraient disparaître

Sans une intervention structurante de Québec et d’Ottawa, la situation financière des événements majeurs internationaux va continuer de se détériorer, ce qui pourrait entrainer la disparition de certains de ces « géants aux pieds d’argile » à court ou moyen terme, prévient le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy, au terme de la saison qui prend fin aujourd’hui avec la clôture du Festival western de St-Tite.

Pour le RÉMI, les prochains mois seront cruciaux. À Québec, le résultat de la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme sera connu à la fin octobre. Après deux années d’application d’une forme de moratoire au Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques, de même que d’une diminution de son enveloppe d’environ 15 %, le RÉMI espère vivement que la ministre Dominique Vien placera le « produit touristique » — dont font partie inhérente les événements — au cœur de ses décisions. Le RÉMI souhaite entre autres que la stratégie de mise en valeur du tourisme culturel et événementiel soit assortie de fonds et que les événements performants soient mieux soutenus à même les fonds existants. Rappelons que le Plan de développement de l’industrie touristique, à la base de la révision en cours, prévoyait 17,5 millions $ par année pour les festivals et événements, alors qu’à peine 14 millions $ seront au rendez-vous en 2015-2016.

À Ottawa, les élections fédérales offrent l’occasion de parler de tourisme et de réclamer un vaste plan — qui inclurait la mise en place d’un programme dédié aux événements — ayant pour objectif de ramener le Canada au top 10 des destinations internationales, lui qui a chuté de la 8e à la 18e place durant la dernière décennie.

« En quelques années à peine, le financement public des événements majeurs internationaux est passé de 24 % à 16 % du montage financier, ce qui ne s’est pas fait pas sans heurts », a déploré M. Roy. « La popularité croissante des grands événements peut laisser croire que tout va bien, mais il n’en est rien. En 2013, les membres du RÉMI ont enregistré un déficit moyen de 1,1 %. De nouvelles données montrent qu’ils sont restés dans le rouge en 2014 (0,3 % de déficit moyen) et qu’ils pourraient s’y trouver une fois de plus cette année. Cette précarité, cette fragilité de l’industrie pourrait faire en sorte qu’un événement comme Divers/Cité, qui a fait faillite cette année après plus de 20 ans de succès, soit malheureusement le premier d’une liste », a-t-il prévenu, en ajoutant que le Carnaval de Québec, dont le déficit a défrayé les manchettes, n’est pas le seul en situation critique.

Pour ajouter aux difficultés, en juillet, en pleine saison et alors que des événements étaient même terminés, le RÉMI apprenait que des compressions à la SODEC de 6 à 12 % affecteraient prochainement plusieurs de ses membres.

En février dernier, fort d’une étude de KPMG qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage en tourisme, le RÉMI offrait sa collaboration, afin de relancer le tourisme et créer plus de richesse. Des nouvelles voies de financement étaient proposées aux gouvernements.

Cette même étude évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. À eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré cette année-là 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.


Le RÉMI demande à la ministre du tourisme d'agir pendant que les événements séduiront les touristes cet été

Ils invitent les Québécois à fêter et la ministre à agir : les dirigeants des 28 événements majeurs internationaux réunis sous la bannière du RÉMI ont donné ce midi le coup d’envoi à la saison qui s’étale du Festival Go Vélo Montréal au Festival Western St-Tite en lançant un appel à la ministre du Tourisme, afin que sa « révision du modèle d’affaire et de gouvernance en tourisme » puisse porter fruit dans les meilleurs délais possibles, et ce, en dépit des pressions exercées par certains tenants du statu quo.

Rappelant qu’il soutient la démarche initiée par la ministre l’an dernier, le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) considère que la ministre a aujourd’hui en main tous les éléments nécessaires afin de donner, avec lui et l’industrie touristique en général, un nouvel élan au tourisme, créer de l’emploi et relancer de l’économie.

En février, le RÉMI rendait lui-même publique une étude réalisée par KPMG sur le potentiel touristique et économique des événements majeurs internationaux qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage dans l’industrie touristique et ses événements majeurs internationaux.

Depuis, la ministre du Tourisme, Mme Dominique Vien, a été très active et a mis de l’avant une série d’orientations. Dans « Faire du tourisme une industrie performante, innovante et axée sur le développement économique », elle a annoncé la mise en place de groupes de travail dont un qui, tout comme l’étude du RÉMI, cherche de nouvelles voies de financement pour le produit touristique, afin qu’il soit encore plus attrayant pour les touristes hors Québec et plus compétitif sur la scène internationale. En ce moment, le déficit touristique est effarant, à 3 milliards $ par année au Québec, et le Canada est l’un des seuls pays au monde à avoir enregistré une baisse — en nombres absolus — de touristes sur la dernière décennie.

Parmi les hypothèses qui circulent actuellement, certaines concernent l’élargissement de la taxe d’hébergement aux Airbnb de ce monde, mais aussi l’harmonisation du taux de cette même taxe qui, dans ses multiples variantes au Québec, ne rend pas la tâche facile aux voyagistes, par exemple, pas plus qu’aux touristes étrangers eux-mêmes. Selon le RÉMI, l’harmonisation du taux de la taxe d’hébergement à 3,5 % ou à 4 % partout sur le territoire génèrerait des sommes considérables qui pourraient servir à mieux soutenir le produit et le marketing.

Le RÉMI considère que, en général, les ATR pourraient faire davantage afin de soutenir le produit touristique dans leur région, tout en saluant les efforts de Tourisme Montréal et, dans une autre mesure, ceux de l’Office du tourisme de Québec. Des événements régionaux phares doivent pour l’instant se passer de l’aide de leur ATR et, pourtant, ce sont les premiers à remplir les hôtels, à générer le fruit de la taxe d’hébergement, sans pour autant en bénéficier d’aucune façon. Il faut, toujours selon le Regroupement, corriger ce « vice historique » dans le modèle d’affaires. D’autres hypothèses intéressantes sont sur la table, qu’il s’agisse, entre autres, de celles touchant au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV).

La ministre a déjà annoncé que, dans le cadre des travaux en cours, elle reverrait également le Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques avec les partenaires. Le Regroupement reçoit favorablement cette idée, surtout si l’exercice permet de reconnaître à leur juste valeur les événements qui performent sur le plan touristique et économique et qui reçoivent, depuis trop longtemps, le maximum prévu au Programme ou, encore, qui ne voient pas leur aide ajustée parce que le Programme soutient actuellement un trop grand nombre d’événements ou qu’il ne dispose pas des sommes requises.

Pour la deuxième année consécutive, dans l’attente des résultats de la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme, de même que de la révision du Programme, les événements ont vu leur aide être maintenue au même niveau, même s’ils ont enregistré des progressions parfois spectaculaires. Pour le RÉMI, il s’agit d’une forme de moratoire qui ne tient compte d’aucune exception, qui freine le développement de l’industrie et qui, par conséquent, ne saurait être prolongé au-delà de 2015, d’où l’urgence d’agir.

« Le RÉMI soutient la ministre du Tourisme : le statu quo n’est pas une option. Il ne faudrait pas que la révision du modèle d’affaires et de la gouvernance en tourisme débouche sur de simples “mesurettes”. Après tout le travail mené, les constats sont clairs, les remèdes existent. Il ne faut pas que la montagne accouche d’une souris », a prévenu la présidente du conseil d’administration, Mme Louise Beaudoin.

Pour le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy, « les événements majeurs internationaux vivent actuellement dans l’espoir qu’on saura bientôt répondre à leurs préoccupations, tout en leur permettant de donner un nouvel élan au tourisme, créer de l’emploi et relancer l’économie et ce, en faisant preuve d’imagination et de détermination. Il faut savoir saisir l’occasion! »

En février, l’étude de KPMG mettait à jour quelques données importantes, à savoir que les subventions gouvernementales ne représentaient plus que 16 % des sources de revenus, 84 % étant privées et autonomes. Elle établissait que les bénéfices d’exploitation des membres du RÉMI ont diminué depuis 2011 jusqu’à devenir négatifs en 2013, avec un déficit moyen de 1,1 % des revenus. Elle évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. En 2013, à eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.