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L’étude, en résumé
L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants « moteurs » d’attraction touristique et de retombées économiques.

Le document établit aussi qu’avec plus de moyens, les événements majeurs seraient en mesure de poursuivre leur croissance, de mieux affronter la concurrence internationale, de bonifier leur produit et l’expérience des festivaliers. L’étude de KPMG met à jour quelques données importantes, à savoir que les subventions gouvernementales ne représentaient plus que 16 % des sources de revenus, 84 % étant privées et autonomes. Elle établit que les bénéfices d’exploitation des membres du RÉMI ont diminué depuis 2011 jusqu’à devenir négatifs en 2013, avec un déficit moyen de 1,1 % des revenus. Elle évalue que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. L’an dernier, à eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.

« C’est donc un partenariat gagnant sur toute la ligne qu’on veut relancer et amener à un niveau supérieur, a fait valoir la présidente du conseil d’administration du Regroupement, Mme Louise Beaudoin. Pour le gouvernement, qui encaissera toujours des revenus plus grands que ses subventions; pour l’économie en général, puisque les hôteliers et entreprises de tous types bénéficieront de la manne; pour les événements eux-mêmes qui auront des retombées multiples et se développeront et, enfin, pour les Québécoises et Québécois qui auront accès à un “produit” amélioré, tout en bénéficiant indirectement de l’argent laissé par les touristes », a-t-elle ajouté.

« L’étude de KPMG conclut que le potentiel touristique des événements majeurs internationaux demeure sous-développé, étant donné qu’ils sont d’importants “moteurs” d’attraction touristique et de retombées économiques », a pour sa part déclaré le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy. « Elle nous dit surtout que le Québec et le Canada ne peuvent se permettre de ne pas investir davantage dans l’industrie touristique et ses événements majeurs internationaux », a-t-il rappelé.

L’étude repose sur des données fournies par les membres du RÉMI (27 sur 28) de même que par huit des 11 membres hors Québec que compte Festivals et Événements Majeurs Canada (FEEM), une association pancanadienne qui travaille de concert avec le RÉMI. Cette participation de FEEM permet de dire que, généralement, les données québécoises et canadiennes se rejoignent, même si à certains égards on observe des différences intéressantes. Pour la directrice générale de l’organisation, Mme Andrea Witmer, « cette importante étude est arrivée à point nommé. Elle a permis à l’industrie de travailler ensemble et lui donne aujourd’hui l’occasion de présenter de nouvelles données convaincantes à ses interlocuteurs, au gouvernement fédéral. »