Un groupe de 20 festivals et événements montréalais demande au gouvernement du Canada de mettre en oeuvre leur plan pour créer un meilleur environnement d’affaires

Un groupe de 20 festivals et événements montréalais, constitué du Festival international de Jazz de Montréal, Juste pour rire, Montréal en lumière, les Francos de Montréal, Fierté Montréal, Montréal complètement cirque, la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale, Festival Mode & Design, Festival du nouveau cinéma, L’International des Feux Loto-Québec, Go Vélo Montréal, Igloofest, Piknic Électronik, OSHEAGA, Festival International Nuits d’Afrique, Présence autochtone, la Virée classique OSM, ileSoniq, Heavy Montréal, et de Zoofest demande au gouvernement fédéral de créer un meilleur environnement d’affaires pour eux, en suivant le plan soumis par les associations Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI).

Ce plan propose de « les garder sécuritaires », de « soutenir leur croissance » et de « miser sur la création ». Il expose dans chacune de ces dimensions les défis auxquels ils sont confrontés et énumère des actions à prendre.

En ce qui concerne la sécurité et puisque la croissance des coûts représente désormais un poids financier important pour les festivals et événements, il est proposé de leur donner accès à un programme existant de financement des projets d’infrastructure de sécurité pour les collectivités à risque.

Afin d’accroître la compétitivité internationale, de régler des problèmes d’iniquité dans l’industrie et de relancer la croissance, le groupe demande un programme spécifique aux festivals et événements dont la capacité de générer de l’activité touristique et économique est avérée ou prometteuse, comme il en existe un au Québec et en Colombie-Britannique, et comme il y avait au gouvernement fédéral par le passé.

Enfin, alors que les budgets de Patrimoine canadien sont les mêmes depuis 10 ans, que la demande a crû de 30 % au cours des cinq dernières années et que les fonctionnaires eux-mêmes avouent être à court de ressources, il faut selon le groupe réinvestir dans le volet Soutien à la programmation : Festivals artistiques et diffuseurs de saisons de spectacles professionnels du Fonds canadien de présentation des arts (FCPA) et hausser le budget du programme Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine (volet Festivals locaux).

Au nom du groupe, le président-directeur général du Festival international de Jazz de Montréal, des Francos de Montréal et de Montréal en lumière, Jacques-André Dupont, fait valoir qu’« un investissement supplémentaire du gouvernement canadien se traduirait certainement par des retombées économiques et touristiques encore plus importantes, de même qu’un retour fiscal au moins équivalent. Il n’y a donc pas de raison d’attendre », ajoute-t-il.

Le directeur général de FAME, Martin Roy, précise quant à lui que l’association a présenté, dans le cadre des consultations pré-budgétaires, un mémoire qui reprend les mêmes demandes que celles formulées au Plan. « Petits et grands événements sont tous également concernés par la croissance, la sécurité et la reconnaissance de leur apport à la vitalité culturelle. Nous proposons un partenariat gagnant pour tous », mentionne-t-il.

Au sein de FAME et du RÉMI, le groupe de festivals et événements de Montréal est en représentation auprès des ministres concernés, soit ceux du Tourisme, du Patrimoine canadien, de la Sécurité publique et du Développement économique. Ici, à Montréal, ils demandent aux députés de la région, dont MM. Marc Miller et David Lametti, leur appui. Au total, au Canada, c’est pas moins de 45 festivals et événements qui demandent la mise en œuvre du « Plan pour un meilleur environnement d’affaires pour tous les festivals et événements ».