Une annonce «historique» qui accèlerera le développement de l’industrie événementielle et en multipliera les retombées

Le RÉMI qualifie d’« historique » l’annonce faite aujourd’hui par la ministre du Tourisme du Québec, Mme Julie Boulet, en ce qui a trait au Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques et aux sommes additionnelles qui y seront assorties dès cette année. Il s’agit d’un message qui tombe pile, en ce début 2017 marqué par le 375e anniversaire de Montréal et le 150e de la Confédération canadienne.

En octroyant un total de 110 M$ pour les cinq prochaines années et en revoyant de fond en comble le Programme, le RÉMI estime que la ministre vient de peser sur l’accélérateur du développement de l’industrie événementielle et qu’à brève échéance, elle en multipliera les retombées, tant sur le plan fiscal que celui des retombées touristiques et économiques.

Parmi les modifications que salue le Regroupement se trouve l’introduction d’un volet particulier pour les événements qui ont un budget d’exploitation de plus de 6 M$ et qui, dorénavant, pourront être soutenus en fonction de leur croissance, de leur développement, pas seulement selon leur performance touristique.

Le RÉMI reçoit aussi favorablement l’introduction de « primes » pour les événements situés en régions périphériques, qui ne bénéficient pas toujours d’un soutien à « la démesure de leur succès » de la part des instances régionales ou municipales, qu’on pense à des rendez-vous comme le Festival Western de St-Tite ou le Rockfest de Montebello.

L’idée de soutenir, par une bonification de l’aide financière, les événements hors de la haute saison, d’octobre à mai, devrait également donner un important coup de pouce à des événements, notamment à ceux d’hiver, qui font face à des défis particuliers, qu’on pense à Igloofest, Montréal en lumière ou encore au Carnaval de Québec.

« La diversité des mesures contenues dans le nouveau Programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques démontre à quel point la ministre a voulu s’attaquer à l’ensemble des problèmes vécus, tant par les petits que les grands événements et la connaissance qu’a Mme Boulet de l’industrie des festivals et événements, sa sensibilité envers ce milieu », a déclaré la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Mme Louise Beaudoin. « Le tourisme crée de la richesse au Québec. Ses retombées importantes permettent de soutenir d’autres dépenses considérables de l’État, dans d’autres secteurs », a-t-elle ajouté.

« Aujourd’hui, le gouvernement du Québec vient reconnaître l’importance des événements majeurs internationaux comme “moteurs” de développement touristique et économique. Il s’agit en quelque sorte d’un contrat de performance : la ministre du Tourisme invite les événements à faire mieux et plus pour attirer davantage de touristes, en les assurant qu’elle sera financièrement à leurs côtés quand ils réussiront », a expliqué le président-directeur général du RÉMI, M. Martin Roy.

En octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé, dans le cadre de sa mise à jour économique, que 100 millions $ par année allaient être consacrés au développement économique des régions, entre autres en y favorisant le tourisme, notamment par les festivals et événements.

En février 2015, fort d’une étude de KPMG qui concluait que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas investir davantage en tourisme, le RÉMI offrait sa collaboration, afin de relancer le tourisme et créer plus de richesse.

Cette même étude évaluait que les retombées économiques des membres du RÉMI se chiffraient en 2013 à 362 millions $, dont 202,3 millions $ en retombées touristiques et 159,8 millions $ en dépenses d’exploitation. À eux seuls, les membres du RÉMI ont procuré cette année-là 23,4 millions $ en recettes fiscales au gouvernement fédéral et pas moins de 41,2 millions $ au gouvernement du Québec. Dans chacun des cas, les gouvernements sont allés chercher en taxes et impôts deux fois et demie leur mise, dans la même année, puisqu’ils avaient investi respectivement 9,1 millions $ et 16,6 millions $, tous ministères et organismes confondus, dans les événements majeurs internationaux membres.